Réveils nocturnes et bienveillance : 1 an plus tard.

Rappelez-vous, après quelques réflexions au sujet de la bienveillance (#1#2#3) je vous parlais de comment cette bienveillance se concrétise (ou pas …) dans notre quotidien. Et j’avais commencé cette série par la terrible épreuve des réveils nocturne… C’était ici.

En 1 an, nous avons poursuivit notre combat contre le sommeil peu clément de Ty’Pêche. Combat, oui, car cela a longtemps prit des allures de guérilla : de longues nuits à faire des allers et retours entre sa chambre et la nôtre, à la faire téter ou la bercer pour tenter de la rendormir. Et des kilomètres de cernes à nos compteurs.
En même temps, parce que le burn out n’était pas loin, j’ai recherché, lu, demandé de l’aide, tenté des trucs, essayé de comprendre, fait verbaliser (Ty’Pêche développant son langage en parallèle). Bref, je ne suis pas restée à subir.

Le sevrage nocturne
Nous avons vaguement essayé. Le sevrage des tétées nocturne demande une grande implication du père, et Chéri n’était pas fou de joie à l’idée de se lever à chaque réveil pour abreuver notre fille de câlins afin qu’elle se passe du sein la nuit, mais qu’elle aie tout de même sa dose de présence parentale. Bref, échec par manque de motivation.

Le cododo
Nous avons vécu une petite période de cododo au début de l’année 2019, qui dura 10 nuits maxi, et qui eu l’avantage d’apaiser Ty’Pêche durant un laps de temps qui réduit les réveils nocturne. Ca ne dura point.

Le semi-cododo
Au printemps, une nouvelle routine s’instaura : Mademoiselle commençait ses nuits dans son lit après un endormissement un poil plus court (maximum 20 minutes, ce qui est une durée honorable). Au premier réveil nocturne, je tentais de l’y recoucher. Si cela ne fonctionnait pas, ou s’il y avait d’autres réveils, je ne luttais pas et l’amenais avec nous. C’est durant cette période que ma fille s’apaisa en cododo et que nous réussîmes un partage de lit qui permettait le sommeil de tous.

Le lit au sol
Vers Juin, à ses 22 mois, je franchissais enfin le pas du lit au sol : je songeais depuis longtemps à ces horribles barreaux qui l’enfermait, or elle était dans une période de grande acquisition d’autonomie. Nous lui expliquâmes que son lit était désormais au sol, nous aménageâmes ce coin un peu douillet, et je lui assura que si elle était réveillée, elle pouvait au choix : rester jouer dans sa chambre (présence d’une veilleuse) ou nous rejoindre. Ce nouvel aménagement fut fort séduisant car ma fille y passa quasiment toutes ses nuits d’été, ne manquant pas de nous rejoindre systématiquement. La plupart du temps, on se réveillait le matin sans aucun souvenir qu’elle nous aie rejoint !

Tout le monde pratique le cododo !

Le cododo
Après nos vacances d’été, ma fille repartit dans une spirale infernale d’endormissements à rallonge et de refus de son lit. Repartir sur un rythme de boulot-garde en journée-soirée speed, l’a complètement déboussolée (et angoissée). Je lui laissais le choix du lit où s’endormir et elle optait systématiquement pour le nôtre. C’est donc depuis Septembre, notre nouveau mode de fonctionnement : Ty’Pêche s’endort dans notre lit et y reste. Son matelas au sol ne lui sert plus que de coin lecture, et parfois de trampoline (…). Il y a toujours des réveils nocturne (j’ai l’impression que les phases lunaires y jouent…) mais avec notre proximité et l’allaitement, elles sont vite réglées en général. Cela nous convient à tous les 3.

Aujourd’hui…
Après quelques temps où elle acceptait d’essayer de s’endormir sans nous, et y arrivait bien et vite, les endormissements sont redevenus un enfer : elle traîîîne à aller se coucher, elle est surexcitée dans le lit (saute, se tortille, donne des coups, se tourne 50 fois), elle tète sans que cela l’endorme ni même fasse semblant de la calmer, elle nous laisse quitter la chambre mais se relève X fois… Nous montons au lit vers 20h30, Mademoiselle ne dort jamais avant 22h30 … alors qu’elle est clairement fatiguée.
Même si je sais, depuis le temps, qu’il nous faut accepter que notre fille est une guerrière du sommeil doublée d’une angoissée de la nuit, malgré 2 ans à rechercher désespérément milles et une astuces pour lui rendre ce moment plus doux, j’avoue que nous commençons à saturer… On verbalise, explique, transfert avec les doudous, bisouille, câline, rassure, encourage… On accompagne, accompagne, accompagne…On prend sur nous, hein, ce n’est clairement pas facile.

Je vous parle de ce samedi le mois dernier où, dormant chez une amie, elle s’est couchée sans broncher, ne s’est pas réveillée de la nuit et s’est levée fraiche et souriante à 9h30 ? Non, n’en parlons pas, non …

ce lit désespérément vide jusqu’à tard le soir … (cette chambre instagramable n’est pas du tout la mienne).

Tout passe. Tout se résout. Je tiens là-dessus.
La grande épopée du sommeil de Ty’Pêche n’est pas terminée…

Et chez vous, comment se passe et évolue le sommeil de vos enfants ?

8 commentaires sur “Réveils nocturnes et bienveillance : 1 an plus tard.

  1. Ah le sommeil… C’est réellement le sujet le plus sensible je crois. Car quand les adultes manquent de sommeil, la patience est altérée et, tu connais ce cercle non vertueux. En tous cas, je t’admire beaucoup. Car oui, tu observes que c’est difficile. Mais tu te sers de ces observations et tu essayes plusieurs alternatives. Tu cherches à répondre aux besoins de ta fille. Et ce n’est vraiment pas facile de faire passer cela avant sa propre fatigue ! Ce que je peux te dire c’est que c’est souvent comme ça : en « dents de scie ». Et parfois, du jour au lendemain : ça fonctionne. Quelque chose se passe. Et tout ce que vous aurez fait en amont aura permis cet endormissement autonome. Et ce jour là, il est certainement pour bientôt. Je comprends que ça ne soit pas facile et je t’envoies plein plein plein de belles ondes !!!!! Courage ❤

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      1. Je vois que finalement le cododo aura été une solution envisageable !
        Ici ça ne fonctionne que quand l’homme n’est pas là, et encore c’est uniquement à ma demande pour pouvoir dormir un peu quand à 5h30 du matin mademoiselle enchaîne les tétées sans retrouver le sommeil et commence à s’agiter un peu trop à mon goût…
        Je me retrouve totalement dans ce que tu dis sur le sevrage nocturne et l’implication du papa! Ici il s’occupe très souvent de l’accompagner au sommeil le soir, c’est déjà pas mal car elle sait depuis déjà 7 mois s’endormir sans téter, même avec moi si j’ai bu un verre avec des amis avant…
        J’avoue que je commence à penser au sevrage nocturne aussi mais je sais que je serais seule dans cette épreuve que je repousse donc à la fin des poussées dentaires! (Et il lui manque encore ses canines et ses molaires, haha!)
        Bon courage en tout cas, je me dis aussi que j’y repenserai avec nostalgie dans quelques années…

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      2. Courage à toi ! En effet sans l’implication du papa, le sevrage nocturne me semble compliqué…. ceci dit à son âge, ma fille accepte mieux quand je lui dis « Non pas de tétée, plus tard, câlin ! » alors qui sait …?

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  2. Que de péripétie chez vous niveau sommeil, je comprends que tu sois à la recherche de solutions.
    Nous pratiquons le cododo depuis les 10 ou 11 mois de petit Lu, je ne sais plus trop… Il s’endort dans son lit, qui est encore dans notre chambre (lit à barreau pour des raisons de sécurité car comme il n’a pas encore sa chambre, mais ça vient, il y a trop de bazar dans la notre pour tenter le lit au sol). On reste près de lui jusqu’à ce qu’il dorme, entre 25 et 45 minutes, en général de 20h15 ou 30 à 21h ou 21h15.
    Il se réveille ensuite entre 1h et 2h du matin, la je me lève au radar, l’attrape, le col au milieu du grand lit et on se rendort directement jusqu’au matin. Je crois qu’il tète entre deux, mais je ne m’en souviens pas le matin, ça ne me réveille pas. On a donc trouvé notre façon de dormir, jusqu’au jour ou il choisira de dormir tout seul !

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    1. C’est chouette d’avoir trouvé un rythme qui fonctionne ! Dans tout ça, j’ai découvert le sommeil partagé avec ma fille et au final… j’adore ça ! Je profite de sa présence contre moi la nuit. Et on verra bien ce que nous réserve la suite …

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  3. Notre Goyave de 3 ans et demi n’est pas très copine avec le sommeil non plus. Endormissment long depuis toujours et nécessitant notre présence bien souvent. Elle avait eu une phase mieux au printemps puis rebelote. Parfois, on reste sur son lit à lui gratter le dos pour l’aider à s’endormir, parfois près de sa porte de chambre.
    En ce moment, je tente une nouvelle technique. Quand c’est moi qui la couche, je lui demande de me dire quand je peux partir. Et ça marche pas trop mal. A un moment, elle lâche prise et me dit c’est bon maman. Mais ça peut prendre 45 min.
    On a maintenant beaucoup moins de réveils nocturnes, hors phase de maladie. Mais toujours besoin de nous pour se rendormir.
    Cododo très rare car mon conjoint dort mal quand elle est là. Il trouve qu’elle bouge trop.

    Heureusement pour nous, son frère dort beaucoup mieux!

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