Du choix de l’école à nos premiers pas dans ce nouveau monde ! [1/2]

Ca y est, cette première semaine scolaire s’est achevée, et notre fille a fait ses premiers pas en tant qu’écolière. Je sais qu’un certain nombre d’entre vous vivaient également une entrée en Petite section de Maternelle, coeur et fraternité (sororité) sur nous !

Et alors que la France a entamé son rythme scolaire, je voulais écrire pour revenir sur notre tortueux cheminement pour choisir l’école de notre fille. Chéri et moi sommes dans adultes qui avons vécu des scolarités banales, fluides et ponctuées de réussites puisque nous faisions partit des « élèves idéaux », aka ceux qui s’adaptent bien, comprennent rapidement, et ne font pas de vagues. {cette description de l’élève idéal est très satirique, tu t’en doute si tu me connais}.

Nous étions plutôt des Hermione que des Harry ou des Ron, m’voyez.

Malgré ce parcours de bonshommes lambdas à la vie active et conjugale encore plus banale, nous sommes devenus des adultes qui se sont écartés de la bien-pensance pour laquelle on nous avait pourtant savamment éduqués : sceptiques, avides de connaissances (consensuelles et alternatives) et au grand besoin de développer notre esprit critique. BREF nous avons eu l’audace de remettre en question la structure éducatrice de notre patrie et sommes globalement arrivés à la conclusion que : NON, la France ne mise décidément pas un copec pour le bien-être et l’éducation efficace de sa jeunesse. Classes surchargées, professeurs intermutables, réformes illusoires, manque cruel de formation des enseignants, coupes budgétaires, absence de communication avec les Académies, modification des rythmes scolaires incessants… : l’Éducation Nationale courre après un idéal sans jamais s’en donner les moyens. Et les stats sont là pour le dire : en Europe, les petits français sont parmi les élèves qui travaillent le plus en volume horaire annuel (si, si, je te jure) et pourtant ce n’est pas la France qui brille par sa réussite scolaire (mais qu’est ce qui est mesurée en tant que « réussite scolaire » ? autre débat). Pour un début de recherche, cet article de Slate (la source vaut ce qu’elle vaut…) qui retransmet un comparatif heures annuelles à l’école / temps de vacances / classement Pisa (article de 2011).

Vous voyez, l’Education en France c’est vraiment n’importe quoi

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L’an dernier, j’étais littéralement effarée à l’idée d’envoyer ma fille à l’école (oui, vraiment). J’ai étudié longuement la possibilité de l’IEF, aka l’instruction en famille. En effet, en France l’instruction est obligatoire, mais la scolarisation ne l’est pas. Chaque famille peut donc opter pour une instruction à domicile, et aura le devoir de faire suivre de la façon dont elle le souhaite, le programme scolaire adapté au niveau de son enfant. Je ne vais pas détailler l’IEF (cet article vulgarise très bien tout le vocabulaire) mais j’ai été passionnée par ce mode éducatif et vraiment tentée de le faire. Hélas, nos choix de vie (crédit immo à rembourser, confort de vie) nous obligent à conserver 2 emplois, il apparaissait donc difficile d’imaginer ma fille instruite à la maison sans donner des coups de pieds dans notre vie actuelle (ce que nous ne voulions pas faire, donc).

Après une période à faire l’autruche, j’ai eu un coup de speed en Février quand j’ai réalisé que les inscriptions scolaires devaient se décider… maintenant. (Je dis « JE » car Chéri n’a ni réalisé, ni levé un sourcil à ce propos, #patriarcat #chargementale #Yaencoreduboulot). Nous avions 2 choix principaux qui, j’en ai l’impression en France, s’offrent à la plupart des foyers :
l’école publique du quartier
l’école privée catholique de la commune
Nous ne sommes absolument pas croyant, or l’école catholique de notre commune avait un discours extrêmement porté sur la religion et la foi, et ce dès la maternelle ; de plus elle se situe vraiment loin géographiquement : ce fut un non rapide.
L’école Publique a une bonne réputation pour ce qui est de la maternelle, mais mon sang se glaçât quand on m’annonça que les classes comportaient entre 30 et 35 élèves. Ce tout petit détail me donna des nausées et je savais dès ce moment que je ne pourrai pas accepter de scolariser ma fille dans une marée de mini-humains où l’attention personnelle ne peut physiquement et mentalement pas être donnée par un instituteur débordé.

Image rare d’un instit de maternelle après 7 heures au milieu de 35 « Troizan » (coeur sur vous ♥)

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Alors, que faire ?
J’ai recherché du côté des écoles alternatives. Les estampillées « montessori » étaient séduisantes, mais à la fois très chères et très éloignées de notre domicile. Après discussion avec une maman sur Insta, a émergé de moi un vieux souvenir d’une école privée associative qui s’étend sur le territoire breton : le réseau Diwan. J’ai fais des recherches sur la métropole nantaise et j’ai trouvé une école à moins de 10 minutes de notre quartier, et dont la porte ouverte se tenait le weekend suivant (ça, c’était avant Mars 2020 #Covid). Cette école serait-elle différente des autres ? Tous les espoirs étaient permis…

 

… et comme cet article est déjà très long,
je vous donne rendez-vous ici pour la suite de nos réflexions,
notre choix final et un petit mot sur notre rentrée !

PS : le graphique exposé dans cet article est bien évidemment 100% home-made et 0% sourcé.  Vous pouvez le partager, mais faites gaffe aux réactions qu’il pourrai susciter !
Aussi, ce n’est pas la peine de vouloir débattre de la façon dont nos Gouvernements successifs se préoccupent de la jeunesse : Y’a pas de débat à avoir, l’Éducation Nationale est une entité obsolète et non-bienveillante, et personne là-haut ne se remue le moindre poil d’arrière-train afin d’y remédier.

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5 commentaires sur “Du choix de l’école à nos premiers pas dans ce nouveau monde ! [1/2]

  1. Tu as vraiment éveillé ma curiosité, j’attends la suite avec impatience !
    Nous avions aussi regardé ce qui se faisait d’alternatif par chez nous mais dans l’ouest des Yvelines pour se payer une école Montessori il fat vendre un rein. Et j’avoue qu’on avait aussi très envie de lui offrir une vraie vie de village avec ses copains tout autour (c’est un peu pour ça qu’on avait vendu nos premiers reins pour s’offrir une maison dans une village, et les écoles Montessori sont toutes à au moins 10 km).

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    1. hihihi bientôt bientôt !
      Oui hélas l’Etat n’offrant absolument aucune aide aux école Montssri, elles sont ultra chères 😦 et la plupart ne peuvent pas proposer de cantine ni de garde durant les vacances sco !

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