Premiers pas à l’école : bilan du premier trimestre

Vous avez été plusieurs à m’en demander plus suite à mes 2 billets à propos de nos recherches d’école pour Ty’Pêche : ici et ; alors je vais dresser un petit bilan et vous en dire plus sur le fonctionnement d’une école associative car cela vous intrigue !



Des débuts sereins
Ma fille a adopté l’école avec beaucoup d’aisance : enthousiasme, déception lors des weekend, demande de rester à la cantine, ceci confirmé par l’instituteur et l’ATSEM. Nous nous sommes accommodé de ce nouveau rythme assez facilement : après des mois d’errance, chacun retrouvait un cadrage qui nous était nécessaire. La réunion pédagogique est un chouette moment de rencontre avec l’instituteur, de connaissance les uns avec les autres et d’échange. Enfin, nous savions de quoi était composées les journées de nos bambins (parce qu’évidemment, comme tout enfant, Ty’Pêche ne nous raconte que des bribes de ses journées et la plupart du temps, « ne sais pas » 😅).



L’école associative

L’école de Ty’Pêche accueille 45 enfants de la pré-PS au CE2, répartit en 3 classes. Dans la classe de ma fille, ils sont 9 : 6 PS et 3 pré-PS (en Janvier 4 pré-PS arriveront). Vous imaginez le confort pour accueillir et porter attention à chacun de ces minis-humains ? C’est bien évidemment l’argument NUMBER ONE pour y inscrire Ty’Pêche. Cette année bénéficie d’une ouverture de classe, c’est la raison de cet ultra-minimalisme ; mais globalement le mot d’ordre est de limiter les classes à 22 élèves. A côté de cela, les instits gèrent du multi-niveau (voire du méga-multi-niveau).

La scolarité y est gratuite, c’est à dire que l’on ne facture pas aux parents l’instruction (en revanche, bien sûr, la cantine et l’accueil périscolaire sont payants). Cela ne signifie pas que l’école de Ty’Pêche ne coûte rien, bien au contraire : le personnel, les locaux, l’entretien, le matériel, l’extérieur… demandent un certain budget (on compte que la scolarité d’un enfant coûte entre 4000 et 5000 € l’année). Il y a 2 associations de gestion de l’école, tenues par les parents : l’une gère les dépenses et le budget, pendant que l’autre cherche les fonds. Les détails sont un peu barbants mais l’argent peut parvenir de plusieurs sources : les municipalités, le Rectorat, les donateurs (puisque nous sommes associatifs, nous pouvons avoir des donateurs), et comme dans toutes les écoles, les évènements publics (kermesses, ventes, tombolas… Toi-même-tu-sais). Quand on s’engage dans cette école, il y a un accord tacite d’engagement des parents dans les évènements, les récoltes, les brainstormings, et pourquoi pas, les dons. Ce n’est pas obligatoire mais c’est fortement apprécié. Chacun participe (en €€ ou en temps) à la hauteur de ses capacités, et il n’y a pas de tableau des bons points à la fin du mois ni d’élection de la famille la plus brillante 😝. Pour cela, il y a environ 1 réunion par mois pour faire un point budget et futurs évènements. Bref, les parents ne sont pas passifs et l’implication est quand même présente voire peut-être, pesante (1 réunion par mois, ça revient vite !).
Depuis Mars 2020, l’école navigue en eaux troubles car les évènements publics sont annulés (or ils sont une grosse source de revenus) et récemment, même les fameuses réunions sont annulées. Nous entrons donc dans l’école avec une tourmente économique certaine. Mais on va y arriver, hein 💪.

image Pexels

Le bi-linguisme
L’autre particularité de l’école de Ty’Pêche, c’est son immersion linguistique : en effet le personnel ne parle que en… breton ! Excepté pour le début d’année des pré-PS et PS, où les phrases sont dites en breton puis traduites en français, les autres sections vivent dans le breton : c’est le principe de l’immersif. A partir du CE1, les cours de grammaire et conjugaison ont lieu en français, car il s’agit bien évidemment d’apprendre les règles de notre langue nationale. En Octobre, Ty’Pêche possédait déjà une 50aine de mots de vocabulaire ; à la fin de la PS, elle ne saura sûrement pas avoir une conversation avec une syntaxe et une grammaire parfaite, mais elle saura communiquer et comprendre le breton. L’objectif est d’atteindre le bilinguisme à la fin de la maternelle. C’est une particularité qui a beaucoup surpris notre entourage (il faut dire que le breton, personne ne le parle autour de nous, et pas même nous d’ailleurs !) mais qui nous a séduit pour le côté apprentissage, enrichissement personnel, gymnastique d’esprit pour acquérir un bilinguisme (on sait depuis longtemps que c’est plus aisé d’apprendre des langues très jeune). Cela sera sans nul doute bénéfique pour notre fille !
A la fin de ce trimestre, on se retrouve dans des situations cocasse où ma fille sait compter plus loin en breton qu’en français, connait mieux les jours de la semaine, et « n’est polie » que en breton 😅 !

la cours de récréation : un véritable coup de coeur !

L’école cocoon
La taille minimaliste de l’école permet une proximité entre les personnels éducatifs, les enfants et les parents, qui est largement appréciable. Nous venons presque en chaussons à l’école, tellement c’est amical, chaleureux, personnel. L’instituteur de Ty’Pêche est d’une douceur et d’un calme formidable, il forme un super duo avec l’Atsem qui est dynamique et très maternante. Les locaux sont un peu vieillots mais spacieux, la cours de récréation respire la nature et la liberté, l’environnement est bienveillant, agréable, ouvert. Nous sommes ravis de la façon dont s’est passé la rentrée, et serein pour la suite de la scolarité. Toutefois, nous gardons évidemment un vigilance pour notre fille et ne nous priverons pas de réviser notre jugement si nous percevons des dysfonctionnements.

Mi-décembre, Ty’Pêche a donc quitté cette 2e période scolaire fatiguée, excitée, mais toujours enthousiaste de ses journées scolaires. La reprise, cette semaine de Janvier, s’est faite avec le plus grand naturel. Bref, l’école est entrée dans nos vies en douceur et il semble que nous en soyons tous ravis !

4 commentaires sur “Premiers pas à l’école : bilan du premier trimestre

  1. Cette école à de quoi faire rêver je trouve ! Et ce principe associatif, je ne connaissais pas du tout ! Chez nous, nous étions très déçus de la PS de la Biscotte mais cette année elle est vraiment ultra à l’aise dans sa classe. Finalement, là où nous nous posions la question de la changer d’école il y a quelques mois, aujourd’hui ce n’est plus du tout à l’ordre du jour : finalement nous avons rapidement conclus que le problème venait plus de l’enseignante que de l’école dans sa globalité (ouf ! )

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  2. Très intéressant de lire votre expérience en école associative bretonne, ce n’est pas banal! En tout cas c’est chouette que vous en soyez tous ravis.

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